Staphylococcus aureus

Définition

Staphylococcus aureus (S. aureus) est une bac­té­rie à colo­ra­tion de Gram posi­tive et qui a une mor­pho­lo­gie de coque. Cette bac­té­rie, pré­sente chez 13 de la popu­la­tion humaine, est un patho­gène oppor­tu­niste res­pon­sable d’in­fec­tions de la peau ou des tis­sus mous. Dans des cas plus graves, elle peut cau­ser une septicémie.

Histoire de la découverte

La bac­té­rie S. aureus a été iso­lée en 1884 par Anton J. Rosenbach (un chi­rur­gien alle­mand). Il a nom­mé cette espèce du mot “aureus” signi­fiant doré en réfé­rence à sa pig­men­ta­tion.

Habitat de Staphylococcus aureus

Le prin­ci­pal réser­voir de S. aureus est les humains (fosse nasale, peaux, che­veux) où elle a un rôle de patho­gène oppor­tu­niste.

Staphylococcus aureus une bactérie pathogène opportuniste

S. aureus est un patho­gène oppor­tu­niste pour les humains et pour d’autres ani­maux tels que le chien, le chat, ou la chèvre.

La bac­té­rie S. aureus est aus­si retrou­vée dans le cas d’in­fec­tions ali­men­taires. Ces infec­tions seraient dues majo­ri­tai­re­ment à une mau­vaise hygiène des cui­si­niers ou la pré­sence de por­teurs sains.

SARM = Staphylococcus aureus résistant à la méticilline

En 1961, un nou­vel anti­bio­tique, la méti­cil­line a été mis sur le mar­ché. La même année, une souche de S. aureus résis­tante à cet anti­bio­tique a été décou­verte. Les souches de S. aureus résis­tantes à la méti­cil­line sont géné­ra­le­ment asso­ciées aux infec­tions noso­co­miales. En effet, elles ont été trou­vées ini­tia­le­ment dans des hôpi­taux. À par­tir des années 1990, des SARM ont aus­si été trou­vés dans d’autres contextes, on parle de SARM communautaires.

Facteurs de virulence

Le pou­voir inva­sif de S. aureus est expli­qué par la pré­sence de plu­sieurs fac­teurs de viru­lence. S. aureus est capable de pro­duire plus de 40 toxines qui agissent sur le corps humain : alpha-toxine, PSM, LPV (Leucocidine de Panton-Valentine), … Elle peut pro­duire un super-antigène.

La pro­téine A per­met la fixa­tion des anti­corps (par l’ex­tré­mi­té Fc) ce qui pro­tège S. aureus de la réponse immu­ni­taire humorale.

S. aureus est éga­le­ment capable de faire coa­gu­ler le plas­ma san­guin pour for­mer des caillots dans les­quels elle peut se pro­té­ger du sys­tème immu­ni­taire. Cette coa­gu­la­tion est pos­sible via deux enzymes : mem­bra­naire ou excré­tée. La pré­sence d’une coa­gu­lase est recher­chée pour l’i­den­ti­fi­ca­tion de S. aureus.

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