Plaque dentaire
Définition
La plaque dentaire correspond à un biofilm se formant à la surface des dents composé principalement de bactéries et de molécules sécrétées par le corps humain. Des mycètes peuvent aussi être trouvés dans la plaque dentaire [1].
Formation de la plaque dentaire
Après nettoyage des dents une pellicule dentaire se forme à leur surface composée principalement de protéines provenants de la salive (telles que du lysozyme, des anticorps, du fibrinogène ou des mucines) [2-3]. Cette pellicule aide à la lubrification des dents et influence la colonisation des dents par des micro-organismes. Elle peut favoriser l’attachement de certaines bactéries ou au contraire en repousser d’autres.
En l’absence de brossage des dents, un biofilm autour des dents et conduit à la création de « micro-environnements », c’est-à-dire des zones avec des propriétés physico-chimiques différentes, par exemple un pH plus acide [4]. La présence du biofilm empêche la salive d’accéder à ces zones et de neutraliser le pH. Une accumulation d’acides est donc possible au niveau de la plaque dentaire ce qui conduit à la déminéralisation des dents (apparition de caries).
Plaque dentaire et immunologie
La salive contient des molécules du systèmes immunitaires qui vont impacter la croissance des micro-organismes dans la bouche. Des anticorps (IgA et igG) sont sécrétés dans la salive et peuvent reconnaitre des micro-organismes présents dans la cavité buccale. Des protéines du système immunitaire comme le lysozyme ou la lactoferrine sont aussi sécrétées dans la salive.
Pellicule dentaire
La plaque dentaire contient aussi des molécules d’origine humaines. Celles-ci forment, la pellicule dentaire, un film protecteur autour de la dent. La pellicule dentaire est composée principalement de protéines mais contient aussi des lipides. Ces molécules ont un rôle de protection des dents contre les micro-organismes et les substances acides. Elles protègent aussi l’émail des dents et interviennent dans la lubrification. Elles possèdent une charge négative ce qui empêche la fixation des bactéries (qui ont aussi une charge négative).
Bibliographie
[1] Diaz, P. I., & Dongari-Bagtzoglou, A. (2021). Critically appraising the significance of the oral mycobiome. Journal of dental research, 100(2), 133–140. doi.org/10.1177/0022034520956975 (lien)
[2] Chawhuaveang, D. D., Yu, O. Y., Yin, I. X., Lam, W. Y., Mei, M. L., & Chu, C. H. (2021). Acquired salivary pellicle and oral diseases: A literature review. Journal of dental sciences, 16(1), 523–529. doi.org/10.1016/j.jds.2020.10.007 (lien)
[3] Jakubovics N. S. (2015). Saliva as the sole nutritional source in the development of multispecies communities in dental plaque. Microbiology spectrum, 3(3), 10.1128/microbiolspec.MBP-0013-2014. 10.1128/microbiolspec.MBP-0013-2014 (lien)
[4] Bowen, W. H., Burne, R. A., Wu, H., & Koo, H. (2018). Oral biofilms: Pathogens, matrix, and polymicrobial interactions in microenvironments. Trends in Microbiology, 26(3), 229–242. doi:10.1016/j.tim.2017.09.008 (lien)